Performances et rythmes au Petit Palais

©Candice Moïse

Performances et rythmes au Petit Palais


Des performances, chorégraphiques et musicales, inspirées par le flamenco et les avants gardes sont orchestrées par la compagnie de la chorégraphe Dominique REBAUD.

Deux séries de dates pour ces petites formes dansées ont été programmées : la première série a eu lieu du 15 au 17 juillet, la prochaine est prévue du 7 au 9 août. A chacun des après-midis, les artistes guident les visiteurs dans le beau jardin de petit palais, pour de courtes séquences de 10 à 15 minutes. La programmation est visible à cette adresse. L'entrée est libre.

Nous y étions le 17 juillet. Et avons vu une partie de la programmation : "Arguadiente" de Olga Plaza et Ziegfried Mandacé ; "chair de poule" de Toméo Verges et Alvaro Morell ; "Improvisations " de David Drouard accompagné par Manuel Delgado et "Noir 1" de Dominique Rebaud accompagnée par Claude Barthélemy. Le rouge et le noir semblent être le fil conducteur de ces interventions.

"Arguadiente". Entre guitare et sons de phonographe, de courtes danses juvéniles et joyeuses s'amusent de styles divers: danses de couple et danses urbaines, cornes de taureau et fleur exotique.

"Chair de poule" est l'intervention la plus joliment décalée de la série. Un homme quasi nu et une poule plumée liés par un cordon de textile. Un face à face de chair dans une lenteur à la concentration forte. Le sérieux et la tension n'ont de pendant que le cocasse de la situation: regardez la tête des visiteurs du hall, qui ne comprennent pas ce qui se passe, écoutez les petits rires gênés ou joyeux des spectateurs. La performance finit sur un sourire, l'humanité retrouvée.

"Improvisations" paraît ensuite bien quelconque. Si on écoute avec plaisir la guitare, on suit plus difficilement le danseur plus physique et démonstratif que le précédent. Mais le fait qu'il circule d'un lieu à l'autre nous oblige à le suivre tantôt de près tantôt de loin, au travers de quelques herbes ou en quasi contact. Grâce à ça, on improvise aussi... notre parcours.

"Noir 1" joue sur un tissu, noir forcément. Il doit évoquer le mantòn que font virevolter les danseuses de flamenco. Point de démonstration de virevolte ici. Mais des rythmes, des ondulations, des respirations. On finit par se laisser absorber par ce noir qui prend vie en un souffle ou un sursaut. Presque hypnotisant.

On l'aura compris, nous sommes loin du flamenco, et en plein dans la danse contemporaine. Mais ce regard porté sur cet art que l'on aime (si vous êtes sur ce site, à priori!) est, comme le montre l'exposition, peut-être propice à l'enrichissement mutuel.


Sevillanes.net - Candice Moïse - Le 17/07/2008
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