Le compte-rendu de la semaine

CARMEN A MEAUX

Nous partîmes 75 et arrivames à l'heure (si si !) au Théâtre du Luxembourg à Meaux en ce samedi 17 Février pour assister à l'adaptation de "Carmen" , l'oeuvre de PROSPER MERIMEE sur la musique de GEORGES BIZET par la COMPAGNIE ANTONIO GADES, composée de pas moins de 25 artistes, les danseurs solistes étant STELLA ARAUZO dans le rôle de Carmen, ADRIAN GALIA (Don JOSE), ANTONIO HIDALGO (torero), et JOAQUIN MULERO (le mari).

Le spectacle débuta comme dans le film par la scène de l'échauffement sur une solea por buleria avec en arrière plan des miroirs mobiles. On est ébloui par ce tableau plein de couleurs. Ensuite pour le plus grand plaisir des oreilles, place à une version lente et mélancolique de la rumba "Verde que te quiero verde" (texte de FEDERICO GARCIA LORCA), véritable fil rouge du spectacle car on l'entendra à quatre reprises au cours de la représentation mais à chaque fois avec une interprétation différente.

Les palos traditionnels du flamenco (tangos, bulerias, siguiriyas), et même quelques rumbas, sévillanes et un paso-doble alternent avec des airs d'opéra comme par exemple "Prend garde à toi" ou "Toreador". La cigarera danse divinement bien. Don José, d'une rare élégance, manie la canne avec brio. Le torero superbe dans son habit de lumière improvise quelques passes. Parmi les trois cantaores, celui qui se distingue le plus est sans conteste MANUEL CHACON, dont la voix caractéristique reconnaissable entre toutes enchante le public : après les improvisations por buleria des danseurs, il réussit l'exploit de danser et chanter en même temps, parmi les extraits de bulerias, on reconnaît las bulerias de la perla. Peu de jaleo dans la salle, hormis du côté de LA CHINA, venue spécialement d'Espagne pour voir son fils Adrian danser. Après la représentation, les spectacteurs ravis se virent distribuer des affiches du spectacle en souvenir de ce moment féérique. Une belle soirée qui se termina dans un restaurant de Meaux dans la joie et la bonne humeur !

Sevillanes.net - Murielle Timsit - Le 18/02/2007