Un brin “ commercial” diraient les puristes qui regretteront que ce spectacle tout en gaité faisant la part belle aux bulerias et alegrias ait ignoré les facettes tragiques des solea ou des siguiriyas.
El Pipa et sa compania nous ont entrainé dans les rythmes joyeux d’une fête à Jerez de la Frontera . Qu’il soit seul, en duo avec Maria José Franco ou avec toutes les danseuses, El Pipa est toujours d’une grande élégance, dansant sur des chorégraphies élaborées qui allient grâce et technique ; à l’opposé de la tendance actuelle chez certains jeunes danseurs qui ne se concentrent que sur la difficulté d’exécution. Ils sont accompagnés par des chanteurs et guitaristes talentueux, qui offrent aussi des sonorités nuancées et légères.
La troupe habituelle était enrichie de Concha Vargas qui s’est un peu « ménagée » mais nous a gratifié de son immense talent et a ajouté une touche d’authenticité gitane, celle des gitans de Lebrija ! Et que dire de Maria Cornero sinon qu’elle nous a offert un Tanguillo d’anthologie !
Vous l’aurez compris c’était une belle fête sur scène. Le grand Rex et ses fauteuils profonds ne permettent pas complètement au public de communier avec les danseurs mais l’ambiance s’est rechauffée sur la fin et les rappels ont été nombreux.
Une mention spéciale à la lumière très travaillée avec, en particulier, un tableau final magnifiquement éclairé
Un grand merci aux danseuses de sévillanes qui avaient sorti leur plus belle tenue pour animer l'avant-spectacle ! (Patricia, Christine A., Yasmina, Sylvie, Christine S., Sophie, Irène, Fanny, Ania..), et aux personnes qui sont venues participer à la fête de près ou de loin (Carmen, Jean-Pierre, Ketty, Jean-François..). Mention spéciale pour le jeune Anatole qui nous a joué une très jolie Solea.